Tomettes/ lino imitation tomettes/ lino uni/ pas de lino ?

Vers une architecture hermétique et automatisée ?

Construire contemporain avec les poncifs d'une architecture locale ?

Que faire en cas de désaccord architecte/maître d'ouvrage ?

Confort ergonomique / inconfort visuel ?

Idée formelle forte et usage, sont-ils inévitablement en conflit ?






Au delà de l'utile, où est l'architecture ?







La différence entre la construction et l'architecture est sans doute la question de sa valeur ajoutée. Mais quelle valeur ajoutée?

Celle qui ajoute un nouvel usage possible non-inscrit au programme ?
Celle qui ajoute du temps de vie à la pérennité ?
Celle qui crée une plus-value d'usage d'image valorisante pour le maître d'ouvrage et l'architecte ?
Celle qui parle à l'ensemble au delà de ses propres usagers ?

Nous croyons qu'il existe une valeur ajoutée issue de l'architecture dont on ne parle presque jamais. La valeur ajoutée à l'utile. Mais la décrire questionne la définition de « l'utile » en architecture . Est-ce des besoins satisfaits ? Une ergonomie adaptée ? Tout ce qui répond à une fonction  ? Tout ce qui trouve un usage ?

On pourrait plus facilement définir l'inutile en évoquant qu'il est au minimum une chose dont on a pas trouvé l'usage, qui n'a pas encore de fonction. Cet inutile est apparu des suites d'autre chose, un raté, un trop plein, un acte manqué, une inconscience, peut-être même un désir. Cet inutile existe tant que l'on a pas ressenti le besoin de l'éliminer.
Mais pourquoi l'éliminer ? Est-il si inimaginable que l'inutile bâti puisse être envisagé comme une valeur ajoutée à la chose construite ? Une pincée d'architecture dans un océan de construction ?

Allons-nous entretenir cette «valeur inutile», cet oxymoron, dans l"attente de lui trouver finalement un intérêt ?

Irons-nous jusqu'à conserver tout ce qui n'a pas encore trouvé d'usage, comme une posture de confiance face à l'avenir ?

Pouvons-nous attendre un peu afin de faire le chemin qui nous sépare d'une nouvelle compréhension, d'un nouveau point de vue, sur les choses construites ?

Pouvons-nous admettre que les choses inutiles soient nécessaires pour l'ailleurs, pour l'autre, pour le futur, comme dans l'idée que la différence est le chaînon nécessaire au renouveau ?

Ne pouvons-nous admettre, tout simplement, que ces choses ne se soient pas encore ouvertes à notre esprit comptable ?









projet NOTOS projet NOTOS
Nantes, Marseille...




Saillé & Aoustin, architecte, 5 rue de la Verrerie, Nantes