L'autonomie complète: solution de montagne ?

Idée formelle forte et usage sont-ils inévitablement en conflit ?

Une prise en charge totale du handicap ?

Confort ergonomique / inconfort visuel ?

Inventer un jardin ?






Vers une architecture hermétique et automatisée ?







Que reste-t-il dans nos maisons, dans nos logements, dans notre société d’emplois tertiaires pour bouger son corps, pour l’éprouver ?

Que reste-t-il d’un rapport immédiat aux éléments dans nos caissons soumis aux normes de l’hermétisation: une porte à ouvrir ou pousser, un clic-clac à déplier, une tondeuse à pousser le dimanche ... ?


La domotique terminera-t-elle de réduire le geste ?

A trop vouloir évacuer le climat et l’effort physique au quotidien, notre société ne surprotège-t-elle pas trop le corps, ne le coupe-t-elle pas du miilieu extérieur ?  La barrière à la vapeur qui recouvre toute la surface de nos isolations, et sans trou, est la nouvelle donne de tout nos projet BBC, PASSIF et RT2012 pour etre rendu légalement efficase. la ventilation de surcoit devient necessairement mecanisé afin de récupérer des thermies. Nous voici confiné

Si l’automatisation électrique s’amplifie, quand bien même les équipements aient une consommation réduite, le «développement» sera-t-il vraiment durable puisque leur nombre va augmentant ? Dans nos maisons BBC et PASSIVE hermétiques et au bilan énergivores avantageux des systèmes electriques font le controle et la recupération des thermies perdues, font le controle des thermies gagnés au soleil. Ces systèmes consommes aussi, le bilan est-il engagé ?

Même si la production d’énergie renouvellable est suffisante, le toujours plus «électrico-dépendant» a-t-il un sens ? Parce que ces énergies seraient produites en suffisance, faudrait-il pour autant oublier toute limitation de la consommation ? plutot que de limiter ne faudrait-il pas d'abord ne pas consommer cette energie.

Allez quelques kilomètres à pied avant d’atteindre cette folie !

A contre-pied du tout confort, cette tour réponse au concours «folies des grandeurs» (CAUE de la Sarthe, 2006), réintroduit le «sport» dans les actes de l’habiter. Il faut monter, descendre, lever, tirer, grimper, agir sur l’architecture «mobile» pour l’habiter.
Des principes «rustiques» sont ici poussés à l’éxcès pour être là maintenant.

Le rapport aux élements, est réintroduit physiquement et associé symboliquement à des «fonctions», pour être réactivé dans notre vécu et dans notre imaginaire.


Ne pourrait-on proposer une architecture du quotidien s’en inspirant ?

Une régression technologique mais est-ce une régression éthique pour autant ?









 
Tour en bois, jardin








Philippe Saillé & Stéven Aoustin, architecte, 5 rue de la Verrerie, Nantes