Au delà de l'utile, où est l'architecture ?

Vers une architecture hermétique et automatisée ?

Construire contemporain avec des poncifs locaux ?

Que faire en cas de désaccord architecte/maître d'ouvrage ?






Idée  formelle forte et usage sont-ils inévitablement en conflit ?







Une architecture basée avant tout sur une conception formelle de l'espace apparaît  actuellement comme un geste «artistique»  éludant la question de l'usage - utilisation, maintenance - du bâtiment.

L'architecture, serait trop présente, trop sculpturale, incommode, inadaptée pour une fonction primordiale: recevoir, abriter l'activité des hommes.

Pourquoi le concept formel et l'usage nous apparaisent-ils si opposés ?

N'y aurait-il aucune architecture prenant comme point de départ un protocole formel «rigide»  et s'y tenant, qui n'en serait pas moins «habitable» ?

Concept de forme et pensée de l'usage s'opposent-ils sur une question d'échelle. Globalité pour le premier, travail de détail pour le second ?

La question de l'usage domine la réflexion sur l'habitat et en particuilier sur l'habitat individuel.  «Que ce soit fonctionnel !» est une demande récurrente, rapidement énoncée  après celle de la maîtrise des coûts et de la «personnalisation» de la maison.

Un programme énumérant nombre, fonction et surface des pièces suffit-il pour concevoir une maison particulière ?
Il n'y aurait plus consensus sur les modes d'habiter, soit ! mais les maîtres d'ouvrage réussissent-ils à exprimer leurs désirs, à fournir un matériau suffisant permettant à l'architecte de penser une forme à partir d'usages voulus.

Doit-il, sinon, «inventer» des usages pour ses clients ?

La «forme pure» n'est-elle pas pour lui un refuge de création face à l'absence d'une demande d'usages spécifiques ?








   
111 maisons






Saillé & Aoustin, architecte, 5 rue de la Verrerie, Nantes