Au delà de l'utile où est l'architecture ?

Confort ergonomique / inconfort visuel ?

Jusqu'où aller dans la baisse des coûts ?






tomettes / lino imitation tomettes / lino uni / pas de lino ?







Au vu  des coûts de construction, les matériaux et les mises en oeuvre «pauvres», à bas coût ne vont-ils pas attirer le plus grand nombre et plus seulement quelqu'avant-garde ?

Matériaux et mises en oeuvre, innovants ou simplement déplacés d’un domaine de la construction à un autre, viennent-ils toujours en alternative de matériaux ou mise en oeuvre plus anciens mais maintenant trop onéreux, trop difficiles d’entretien ?

S’ils offrent un nouvel usage ou fonction, doivent-ils imiter un élément courant du domaine où ils sont introduits, pour se faire oublier ? Par exemple, on sait faire des grands panneaux de verre qui ne nécessitent plus de petits bois mais on s’entète à coller ou intégrer dans le double vitrage des éléments pour imiter les petits bois des croisées anciennes, faux-petits bois dont d’ailleurs l’effet est mis à mal soit par la colle visible sur la vitre ou l’étrangeté de l’élement dans le double vitrage !

Aussi, quitte à utiliser matériau ou mise en oeuvre par soucis d’économie, pourquoi ne pas les utiliser tels quels ou leur inventer une esthétique propre afin qu'effectivement, ils conservent leur efficacité économique ?

Quelle est la crainte ? Absence de continuité passé/présent ? Un assèchement esthétique qui éliminerait l’ornement ? Mais ce dernier est-il fatalement en plus, en rajout de toute fonction technique ?

Pour l'espace scénique éphémère dans les "jardins de malakoff", les lais de bâche ont été troués tel un tissu à pois.
Pour faire joli ? Oui/Non, comme toutes banderoles de manifestation, sans trous, ils offraient trop de résistance au vent et «fatiguaient» la frèle structure de ficelles suspendue.

A quand l’acceptation esthétique de matériaux et techniques industriels (ceux qui permettraient une réduction de coût) partagée par une majorité ? Cette acceptation n’adviendra-telle que par un «camouflage» façon esthétique d’antan ?









 
Jardin Malakoff, Nantes




Philippe Saillé & Stéven Aoustin, architecte, 5 rue de la Verrerie, Nantes