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Construire contemporain avec les poncifs d'une architecture locale ? Vers une architecture hermétique et automatisée ? Tomettes/ lino imitation tomettes/ lino uni/ pas de lino ? Au delà de l'utile où est l'architecture ? Une prise en charge totale du handicap ? |
Jusqu'où pouvons-nous aller dans la baisse des coûts ? |
A la question du maître d'ouvrage ? "Pouvez-vous construire moins cher ?", L'architecte ne peut faire une réponse simple. Cette question est une boîte de Pandore de l'architecture actuelle. Un système gigogne, où de nouvelles questions impliquent un compromis immédiat pour pouvoir continuer. Si on prend la question dans sa formulation simple sans traiter des conséquences, la réponse est OUI, ça doit être possible. Mais déjà une autre question se pose : "Quelles nouvelles techniques devraient être étudiées vu que la technique de construction la plus répandue (béton + isolation intérieure + menuiserie alu) est arrivée à sa plus simple expression? (dans le respect du programme ). Les changements nécessaires seront alors liés à la manière de construire (récupérations de matériaux, installation de cellules préfa,..) ; liés à de nouvelles techniques (plastique plutôt que verre, ossature de grande portée enveloppante, un seul matériau..) ou encore liés à des restrictions (isolations moins épaisses, fenêtres moins nombreuses, matériaux à bas coût, moins d'heures de mise en oeuvre et acceptation des défauts en corollaire, non respect des DTU, ...). Lorsque l'on connait l'empleur des nouvelles demandes et obligations, BBC, voire PASSIF, la limitations des regets de CO², materiaux sans émanations chimiques, purification de l'air, ambiance controlés rafraichissante l'été pour certain programme dont les hopitaux et maisons de retraites. etc...on se dit que la limitation des dépenses n'est pas pour demain. Mais bon si nous passons sur cet aspect reglememntaire et en dehors du champ du respect des usages/entretien, quelle sera l'acceptation esthétique voire éthique de ses possibles compromis nouveaux ? Le LOWTECH en architecture est un mort-né ? Sommes-nous pret à avoir froid ? chaud? à risquer l'installation des aquariens ? à devoir monter des escalier faisant l'economie d'un palier ? Un exemple frappant est le sol béton ; Issu du monde industriel cette technique qui fait l'économie d'un sol scellé est depuis peu, réclamé par les habitants car l'esthétique est actuellement valorisé. Cependant ce n'est pas moins cher car au final ils ne sont pas pret d'accepter un sol qui fissure, qui fait des moirures. Afin d'eviter cela il faut poser des sols en résine qui imitent le sol béton sans les ionconveniants. ET ce sol est aussi, voir plus, cher qu'un sol en carrelage... |
![]() extension hopital (13) |
| Philippe Saillé & Stéven Aoustin, architecte, 5 rue de la Verrerie, Nantes |