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retour vers les 111 maisons et autres habitats Agence d'architecte à Nantes,Philippe Saillé & Stéven Aoustin,"maisons" dans le sens large : habitat,architectes contemporains forcément... ![]() |
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maison sans imaginaire au vu de la forme de cette maison, le titre paraît sans doutes mal choisi. Il ne parle pas de la maison elle-même mais de la non-demande du commanditaire.Ce projet, basé sur les données précises d'un lotissement, dans une commune, ne verra jamais le jour puisque dès la première rencontre client et architectee sont rendus compte d'une incompatibilté d'humeur, et c'est peu dire. Les commanditaires, du moins le mari, refusaient de se "confier" afin que les architecte lui fassent un projet sur mesure reflétant un imaginaire spécifique, des envies spécifiques. De plus, il voulait y emménager dans un an après le début des études. Voici l'unique donnée des commanditaires: maison cubique d'architectegrand séjour comprenant la cuisine 3 chambres de 10 à 12 m² une suite parentale avec bain et dressing une salle d'eau un garage double une terrasse en prolongement du séjour au Sud protégée de l'espace public 280 000€ TTC comprenant honoraires des architecte et aménagement "paysager" de la parcelle. Ce sont les architecte qui doivent "nourrir" le projet avec le risque de plusieurs refus des commanditaires jusqu'à ce qu'ils soient satisfaits, tout en le composant avec les règles d'urbanisme de la commune. Celle-ci est avant tout une mer de zone UB, pavillons au milieu de la parcelle , avec un article 11 trop bien fourni: obligation de toits d'ardoises, interdiction d'élever une protection opaque sur l'espace public et en limite latérale sur un recul de 5 mètres, haies vives limitées à 1,80 m. Bref, c'est une interdiction administrative de cacher sa maison même quand la plus grande surface du jardin se situe sur l'espace public, de surcroît au Sud ... Les architecte ont dû annoncer que le "rêve" des commanditaires, la maison cubique, était impossible à édifier sur la commune qu'ils ne voulaient pas quitter, que le terrain était orienté de telle manière que la terrasse du séjour donnait sur l'espace public, et qu'ils ne pourraient la rendre plus intime qu'en transgressant les règles d'urbanisme, mais que les architecte ne pouvaient pas le faire "officiellement" (sur le document du permis de construire et sur aucun plan d'études). C'est donc sur les architecte que sont retombées la frustration et l'amertume des commanditaires provoquées par les règles imposées par la commune. Merci du cadeau ! |
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Le projet n'a été conçu qu'après cette rencontre sans lendemain, histoire de se frotter aux toits d'ardoise. Il ne sera jamais présenté aux interessés pas plus qu'à la commune. Il se base pourtant sur les données du terrain et les règles du POS. C'est un projet consensuel néo-néo-breton: une longère dont le pignon avec souche de cheminée aurait été extrudé. La disposition jour/nuit est exacerbée, le plan simpliste. C'est en coupe que le projet à quelques étrangetés hors des canons du pavillon. La maison ressemble à un poulailler industriel avec lanterneau de ventilation à ceci près que le lanterneau est une "fenêtre de ciel" baignant de lumière un séjour sous charpente, façon chambre haute de gentilhommière des XV et XVIème siècle, baignant encore de lumière, un couloir faille desservant les chambres. La volumétrie des chambres reprend, telles les poupées gigognes, le volume d'une longère afin de ne pas créer un espace sous rampant trop important et inutilisable, tout en reprenant en creux le stéréotype d'une maison avec toit ... |